La visibilité IA n’est pas qu’une affaire de présence : être cité négativement peut faire plus de mal qu’être absent. Un radar de crise surveille les signaux négatifs dans les réponses IA, en jauge la gravité, et écarte les fausses alertes. C’est le versant défensif d’une même démarche : transformer un diagnostic en actions, puis en remesure.
Quand l’IA relaie du négatif
En répondant à une question, une IA peut reprendre une critique, un défaut de produit ou une controverse, parfois puisée dans des forums ou des médias. Dormalis, la marque fictive de literie, en fait les frais : un acheteur demande « quel matelas mémoire de forme éviter ? » et l’IA ressort un vieux fil de forum sur des retards de livraison pourtant réglés. La mention arrive au moment précis où ce client se décide, avec l’autorité apparente d’une réponse neutre - d’autant que les IA puisent dans le contenu communautaire de Reddit ou de YouTube.
Repérer ces signaux tôt change tout : une critique isolée se traite, ignorée, elle s’ancre dans les réponses au fil du temps. Le radar écoute en continu ce que les IA disent de votre réputation, plutôt que de le découvrir trop tard.
Le piège des faux positifs
Tout ce qui ressemble à du négatif n’en est pas, et réagir au bruit est aussi coûteux que rater un vrai signal. Une analyse automatique du sentiment se trompe souvent sur les négations.
| Ce qui ressemble à une alerte | Ce que c’est vraiment |
|---|---|
| « Aucun défaut signalé chez Dormalis » lu comme négatif | Un faux positif : la négation dit l’inverse |
| Une critique qui ne ressort qu’une fois sur plusieurs runs de la même question | Du bruit à garder à l’œil, pas une crise |
| Le même reproche repris par plusieurs modèles, sur plusieurs questions | Un vrai signal, à traiter en priorité |
sen-ai fait donc relire chaque mention négative par un second modèle, qui confirme ou annule l’alerte selon le contexte. Cette relecture, le Sentiment Judge, retire les fausses alarmes avant qu’elles ne polluent votre tableau de bord.
Jauger la gravité, sans formule publique
Chaque signal confirmé reçoit un niveau de gravité qui combine plusieurs facteurs : le volume des mentions négatives, leur proportion, leur gravité intrinsèque et leur dispersion. Une critique isolée sur un point mineur ne pèse pas comme un problème récurrent évoqué partout.
La pondération exacte de ces facteurs relève de notre méthode, et n’est pas publiée. Ce que vous voyez sur l’écran de crise est l’essentiel : un niveau de gravité clair, hiérarchisé, qui vous dit où regarder en priorité. Un signal sérieux devient alors une action à mener, pas une angoisse vague ; une fois l’action menée, une remesure à T+14 vérifie que le signal recule.